Maia Darmé est une harpiste française menant une brillante carrière de soliste et de chambriste à l’international. Reconnue pour son jeu virtuose, puissant et expressif, elle s’est produite en tête d’affiche dans plus de 30 pays et est régulièrement invitée sur tous les continents.

De la Philharmonie de Berlin à la Salle Dorée de Vienne en passant par le Grand Palais des Festivals de Salzbourg, on a pu l’entendre sur les scènes et dans les festivals les plus renommés du monde de la musique classique. Elle collabore en soliste avec des orchestres comme l’Orchestre National de la Radio d’Ukraine, l’Orchestre Philharmonique du Maroc, l’Orchestre Symphonique Tunisien, l’Orchestre National de République Dominicaine, l’Orchestre Symphonique de Caldas, l’Orchestre de Kuala Lumpur, l’Orchestre Philharmonique du Liban, l’Orchestre Symphonique de Cali… sous la baguette de chefs comme Jean-Claude Casadesus, Pierre-Michel Durand, Nicolas Brochot ou Pablo Mielgo.

Elle soutient activement la scène contemporaine et a créé plus de 40 nouvelles œuvres dont elle est dédicataire, notamment le concerto Solstice Lunaire pour harpe et orchestre du compositeur vénézuélien Carlos Andrés Mejía et l’opéra avec harpe soliste sur scène Shéhérazade du tunisien Samir Ferjani. Arrangeuse prolixe, ses pièces sont publiées chez Prof Editions et SMP Press.

Musicienne polyvalente aux multiples facettes, elle navigue par ailleurs avec facilité entre harpes anciennes, harpes traditionnelles et harpes électriques. Elle a joué ses instruments sur scène dans 6 productions théâtrales, mais aussi au sein de groupes de jazz, reggae, hip-hop, rock, électro expérimentale comme d’ensembles de musiques du monde. Au cours de résidences artistiques au Maghreb et en Afrique de l’Ouest (Libye, Tunisie, Niger, Guinée, Sénégal), elle s’initie aux musiques traditionnelles de ces régions et en crée des arrangements pour harpe.

Particulièrement sensible à l’accessibilité du spectacle vivant, elle est impliquée dans plusieurs projets artistiques à destination des publics défavorisés ou éloignés des grands pôles culturels, en France comme à l’étranger. Elle travaille notamment pour l’UNICEF au Soudan du Sud, où, harpe troubadour sur l’épaule, elle soutient un programme de rescolarisation par la pratique musicale et collabore avec des artistes locaux.

Maia commence la harpe celtique en Bretagne avant de poursuivre une formation classique dans les conservatoires d’Epinal, de Bordeaux puis de Paris. 1er Prix du concours international de l’UFAM à l’unanimité avec les félicitations du jury, elle bénéficie de l’enseignement des plus grands maîtres de l’instrument. En Australie, elle se perfectionne en Bachelor (Licence d’Interprétation) à l’Université Nationale Australienne auprès d’Alice Giles, figure majeure du monde de la harpe. Elle rejoint alors le très apprécié Seven Harps Ensemble (SHE), qui tourne en Océanie après la sortie du disque Bolmimerie.

Elle poursuit par la suite, en Master, des études de composition à Columbia University, New York, et s’immerge dans la musique électroacoustique au Computer Music Center. Lauréate du prix Arts Initiative de la fondation Gatsby, elle travaille également aux États-Unis avec des compositeurs émergents, les accompagnant dans l’écriture de nouvelles Å“uvres pour son instrument. Elle achève ensuite sa formation par un Master de harpe Jazz au conservatoire de Milan sous la direction de Park Stickney. Elle est aussi diplômée de Sciences Po Paris (Master Affaires Internationales).Â